Période 1925-1940

Vous trouverez ici les documents datés entre 1925 et 1940. Cette période commence avec la mort d’ERL en 1925 et se termine en 1940 avec le renvoi de Gustave Robitaille du noyau principal de la MES.

Durant la période 1925-1940, la MES traverse de nombreux troubles internes en rapport avec la direction à prendre, tant au point de vue matériel que doctrinal. En 1925, ses membres n’ayant plus ERL pour les guider se sont retrouvés sans chef. Malgré les directives claires d’ERL qui désignaient Adélard Théoret comme son successeur pour la direction de la MES, une sorte de « crise de succession » se produisit. Le chef de file de cette résistance fut Gustave Robitaille, qui considérait qu’Adélard Théoret voulait usurper tout le pouvoir pour lui-même. Il s’en suivit une dispute acrimonieuse par correspondance entre les serviteurs. Nous n’avons aujourd’hui qu’une partie de cette documentation, mais elle est suffisante pour comprendre les tenants et aboutissants de cette logomachie qui se solda par la victoire d’Adélard Théoret. Gustave Robitaille fut trop arrogant et irrespectueux envers ses confrères et les consacrés opposés à lui durant cette crise; ce qui lui valut une mauvaise réputation au sein du groupe, chose dont il se plaignit souvent être victime. Il se rattrapa par la suite, mais le mal était déjà fait. Pour Gustave, 1925-1940 fut une période difficile, car il dû faire des compromis avec des individus qui contrebalançaient son autorité, car eux aussi avaient connu le Maître, possédaient une solide réputation dans la MES et ils pouvaient contrevérifier ses affirmations ou écrits doctrinaux. Cette période se distingue particulièrement des autres par le fait que la MES forment encore officiellement un seul groupe, malgré les dissensions internes qui sapent son avancement.

Sur la tombe de Dieu

 

Peu de temps après la mort d’ERL, Gustave Robitaille commença la rédaction d’un livre dans lequel il désirait compiler ses souvenirs sur son maître décédé, allant des exploits qui lui sont attribués jusqu’aux impressions qu’il lui avait laissé, puis il ajouta quelques témoignages et une fable allégorique sur les apôtres. Il y déversa aussi sa haine virulente contre ce monde satanique et la race humaine maudite qu'il accuse d'avoir tué son dieu. Cette haine viscérale ne le quittera jamais et il en imprègnera tous ses écrits. Il publia son livre « Sur la tombe de Dieu » au mois d’avril 1926.

La question que vous devez raisonnablement vous poser est : « Pourquoi ce livre n'est-il pas disponible pour les consacrés? Pourtant, ce livre ayant été écrit très peu de temps après le décès d’ERL, on y trouvera certainement les informations les plus sûres, puisqu'elles seront encore fraiches à sa mémoire. » En lisant ce livre, vous comprendrez assez rapidement pourquoi plus tard Gustave Robitaille lui-même a tout fait pour que ce livre tombe dans l’oubli. Elle est bien simple et se résume en quelques points :

  1. On y trouve des contradictions avec la doctrine de la MES telle qu’on la connaît aujourd’hui.

  2. Plusieurs témoignages, ou faits et gestes d'ERL, mentionnés dans ce livre sont en contradiction avec ceux mentionnés dans les livres officiels et autres documents à notre disposition.

  3. Gustave affirme que certains objets ayant appartenu à ERL (ex.: ses vêtements) ou à des parties de sa chair (ex.: ses cheveux) ont un pouvoir mystique. Ces reliques seraient en quelque sorte des fétiches assurant bénédiction et guérison à leur porteur.

  4. Il y fait de longues descriptions détaillées et langoureuses de la chair d'ERL, parcelle par parcelle, au point qu'elles deviennent malaisantes. 

Je n’ai fait ici que mettre en relief quelques-unes des nombreuses raisons qui rendent ce livre dangereux pour la foi des consacrés. Le contenu de ce livre est tellement troublant que les serviteurs eux-mêmes ne savent pas quoi en faire. Certains ont même choisi de mettre en doute la paternité de cet ouvrage. Pourtant, il y a plusieurs preuves qui démontrent que Gustave est l’auteur de ce livre.

Preuve #1 – Le style

Gustave Robitaille était extrêmement doué pour s'exprimer oralement et par écrit. Sa maîtrise du langage était exceptionnelle. Plusieurs personnes qui furent témoins de ses discours m'ont affirmé personnellement qu'il était très charismatique et volubile. Son style littéraire unique est reconnaissable dans tous ses écrits, ce qui inclut Sur la tombe de Dieu.

Preuve #2 – Les signatures

Dans la version plus ancienne, qui est certainement un original, on peut voir la signature de Gustave Robitaille à la page 1, 3 et 48.

Preuve #3 – Le Témoignage de Georges Hampan

Dans le témoignage de Georges Hampan, on peut lire ceci : « Le livre "Sur la tombe de Dieu" a été composé par le Prince et remis à tous les serviteurs le 17 avril 1926. »

Preuve #4 – Gustave lui-même dans une de ses lettres

Dans une lettre de Gustave Robitaille adressée à Hector Théoret et datée approximativement en avril 1927, on peut lire ceci : « J’ai reçu votre très-estimée pour laquelle je vous dois une profonde reconnaissance. Si vous daigniez m’accorder la grande faveur de m’envoyer mes deux volumes « À ceux qui voudront lire » au complet, s’il vous plaît, et « Sur la tombe de Dieu », ma gratitude envers vous serait illimitée. »

Preuve #5 – Gustave lui-même dans le Propos 19

Dans le propos 19, nous pouvons lire ce qui suit : « […] mais parce qu’Il l’a puissamment prouvé par deux résurrections manifestes et irrécusables en outre des innombrables guérisons dont Il a fleuri sa route. Je veux parler de la personne défunte sur la Place d’Armes qu’Il réveilla du sombre sommeil que par cette injonction impérieuse : « Lève-toi » et le sauvetage extrême du témoin Haché. Ces deux témoignages sont longuement expliqués dans le tome premier de mon livre Sur La Tombe de Dieu. »

Conclusion

C’est faire preuve de pure mauvaise foi que de prétendre que ce livre n’est pas l’œuvre de Gustave Robitaille ou que ce livre aurait été frauduleusement modifié par des traitres pour le discréditer. N’étant jamais à court d’imagination pour garder la foi, les serviteurs qui reconnaissent que c’est bien Gustave Robitaille qui a écrit ce livre proposent une autre solution pour apaiser leurs doutes et justifier la mise au rencart de ce document. Ils suggèrent que Gustave Robitaille était tellement attristé par la mort de son maître adoré qu’il en avait l’esprit troublé et que sous l’emprise d’une profonde mélancolie il avait malencontreusement écrit des choses qu’il regretta par la suite.

Vous connaissez l’opinion des serviteurs sur ce sujet et vous vous doutez bien de la mienne. Maintenant, à vous de vous faire votre propre opinion. Pour faciliter la recherche, la lecture et l'étude de cet ouvrage, j'ai produit une version numérique avec le logiciel Word. Comme toujours, je vous invite à consulter la version originale complète pour votre première lecture.

Correspondance (1925-1940)

Vous trouverez la correspondance que les serviteurs possédaient et qui sont datés entre 1925 et 1940 dans le dossier DOCUMENTATION que vous pouvez télécharger dans la page principal de cette section.