Bibliothèque de la Mission de l'Esprit-Saint

 

Vous trouverez dans cette section les livres et autres documents de la MES d'Anjou qui ne sont pas dans la section Documentation. Cette section contient :

  • Livres officiels pour les consacrés

  • Livres interdits aux consacrés

  • Les formules pour les cérémonies

  • Plusieurs versions des compilations des lettres d’ERL (Les Documents)

  • Les originaux ou copies anciennes des lettres d'ERL (Les Documents)

  • Les témoignages de plusieurs personnalités de la MES

  • Autres textes et documents non inclus dans la section Documentation de ce site

*Note: À cause d'une limitation technique, j'ai dû séparé le dossier BIBLIOTHÈQUE en plusieurs dossiers de taille réduite. Il en de même pour le dossier "Livres officiels - Ancienne édition", j'ai dû le séparer 3 trois parties car il était trop volumineux. Je vous conseille d'en faire un seul dossier bien organisé une fois le tout téléchargé et décompressé. Ensuite, vous pourrez mettre tous les dossiers dans un seul dossier "BIBLIOTHÈQUE" si vous le désirez.

Lettres d'Eugène Richer dit Laflèche (ERL)

 

ERL a établi plusieurs postes de la MES au cours de ses pérégrinations, ce qui l'a obligé à maintenir une correspondance active avec ses lieutenants et amis proches. Il y a eu tout au long de l'histoire de la MES plusieurs démarches indépendantes visant à créer une collection de ces documents, ce qui fait que les lettres ont une numérotation différente dans chaque livre. Vous trouverez dans le dossier Les Documents - Originaux ou copies des lettres d'ERL les versions manuscrites ou clavigraphiées des lettres d'ERL séparées en fichiers individuels.

Mise en contexte


Nous connaissons tous le livre « Les Documents » (ou Lettres du Maître) dans lequel nous trouvons les formules des diverses cérémonies, quelques témoignages, mais surtout les lettres du Maître numérotées, divisées en versets et disposées en ordre chronologique. Nous possédons pour certaines les originaux et pour d’autres seulement de vieilles versions clavigraphiées.


Nous nous faisons intuitivement une haute idée de l’allure de ces documents manuscrits, écrits par nul autre que  le Souverain Maître, l’Esprit-Saint incarné, Dieu fait chair. Nous nous imaginons qu’elles doivent être chacune des œuvres d’art à part entière, ne serait-ce que par la beauté de sa divine calligraphie. Ajoutons à cela des textes d'une richesse exceptionnelle, sans erreur ni rature, et dont chaque mot, chaque virgule, a sa raison d’être. Il va sans dire que ces lettres, en partant du simple contenu littéral jusqu'à l'orthographe des mots, la grammaire et même la syntaxe, auront de quoi suscité l'admiration des meilleurs grammairiens et étymologistes et qu'ils auront matière à s'occuper durant des siècles! On se dit que ces documents sont certainement des monuments de langue française tant par leur esthétique que par leur contenu d'une profondeur insondable. Bien sûr! Évidemment! C’est Dieu lui-même qui les a écrites! Comment pourrait-il en être autrement? En plus, Gustave Robitaille confirme nos intuitions. Permettez-moi de citer à nouveau ce passage des Témoignages où Gustave vante les qualités exceptionnelles des lettres écrites par ERL:

Témoignages p. 111 : "Quand le Seigneur écrivait la nuit, et cela lui arrivait fréquemment, Il se passait facilement de lumière artificielle. La sienne Lui suffisait. C'était chose admirable, et presqu'incroyable à la fois qu'un Homme pût écrire en profonde obscurité. Nous ne l'aurions jamais cru si nous n'en avions pas été témoins. Et ces lettres, écrites dans les ténèbres, étaient aussi lisibles que celles calligraphiées à la clarté du jour. Les lignes étaient aussi droites et l'écriture orthodoxe. Pour nous, mortels écrivailleurs, à peine si nous pouvons suivre les lignes à grand renfort de bougies, de lampes ou d'ampoules électriques puissantes."

LA VÉRITÉ


La réalité est tout autre, et c’est la raison pour laquelle les serviteurs nous cachent ces documents et n’en parlent jamais dans les assemblés. Ils préfèrent que les consacrés ignorent la vérité autant que possible et vivent avec cette douce illusion. Ils sont conscients qu’une désillusion de cette amplitude peut porter atteinte à la foi absolue et aveugle que tous doivent avoir envers cet homme-dieu. Voici la vérité : Eugène Richer dit Laflèche faisait énormément d’erreurs de français, son écriture est parfois illisible et toujours difficile à déchiffrer. ERL reconnaissait lui-même ses difficultés : 

Lettre #118 v. 5 adressée à Adélard Théoret :  « Adélard, Je sais et connais mon ignorance et mon impuissance à exprimer ma pensée. Ne sois donc pas mortifié, Je t'en prie, si dans le passé ou si dans l'avenir tu t'aperçois que Je ne M'exprime pas bien. Veux-tu bien, mon Adélard, avoir la charité de corriger? Tu M'exempteras bien des critiques et du ridicule. »

Lettre #123 v. 7 adressée à M. Lahaie et Dame, et Marthe : « Je crois que Je n'écrirai pas souvent à Montréal, mon orthographe ne semble pas plaire, pour éviter les moqueries. »

On peut trouver toute sorte de prétextes pour admettre cette réalité tout en conservant une foi absolue en l'omniscience et la divinité d'ERL.  Permettez-moi de devancer quelques-uns de ces prétextes. 

1. Il serait faux de croire qu’il n’était pas possible avec les instruments de l’époque d’avoir une belle calligraphie. Il suffit de vérifier avec des manuscrits de la même époque pour s’en convaincre.

2. Les règles du français n’ont pas énormément changé en un siècle, le français que nous connaissons aujourd’hui est similaire à celui de cette époque. De plus, les erreurs que fait ERL impliquent souvent de simples règles de grammaire ou l'orthographe des mots.

3. Le Glossaire dont nous possédons deux versions, dans le livre Lettres d'ERL - Édition 1976 ''Troisième Testament'' et le document Lettres d'ERL - Glossaire de l'édition 1976 (différent de la version officielle), est un chef-d'oeuvre de rationalisation et de mauvaise foi. Plusieurs serviteurs se sont réunis à l'époque et ont cogité pour trouver des justificatifs aux fautes de français d'ERL. Ils ont réussi de peine et de misère à effectuer quelques pirouettes mentales pour justifier quelques-unes des erreurs d'ERL, mais qu'en est-il des nombreuses erreurs basiques de français qui ne peuvent être justifiés par d'obscurs raisonnements fallacieux ou des étymologies douteuses acceptées seulement parce qu'elles les arrangent? Ils ont avoué leur impuissance et ont admis que la seule option était de garder secrètes ces informations pour éviter le ridicule. Je vous cite ici ce qu'on peut lire dans Lettres d'ERL - Édition 1976 ''Troisième Testament'', dans l'avant-propos, page VIII : "Il est à remarquer, que ces lettres (Manuscrites) sont reliées dans un volume à part au service des Serviteurs, le but est que l'on ne se serve pas de ces manuscrits pour faire de la discrimination ou de la diffamation parmi les membres de la Mission."

4. J'ai déjà entendu dire par un serviteur que si le Maître s'était permis d'écrire de la sorte, c'était par humilité et  parce qu'il voulait qu'on reconnaisse l'Esprit-Saint à travers l'individualité d'ERL. C'est encore un raisonnement de mauvaise foi qui n'a d'autre but que de justifier une conclusion décidée d'avance. La faiblesse de cet argument vient du fait qu'ERL lui-même reconnaît qu'il s'exprime mal et il demande à Adélard Théoret de le corriger, car cela attire sur lui la moquerie. Il n'aurait pas fait une telle demande si son intention était de faire exprès de faire des erreurs et d'avoir une calligraphie illisible.

Chronologie de la vie du Maître - MES d'Anjou (2020)

 

Je crois utile de vous informer de cette situation démontrant la volonté inébranlable des serviteurs de ne jamais dévoiler à quiconque les informations en leur possession, et ce quel qu'en soit le prix.

Les serviteurs de la MES d’Anjou ont travaillé ensemble pour produire une chronologie de la vie d’ERL. Ils se sont basés sur une chronologie existante qu’ils ont améliorée. J’étais le serviteur responsable de prendre en note les modifications décidées durant les réunions et de produire les versions successives de la chronologie. Après plusieurs réunions à travailler sur ce projet, nous en étions arrivés à une version finale acceptable pour publication.

C’est là que le projet a frappé un nœud. J’avais porté à leur attention qu’il nous était impossible de publier cet ouvrage sans donner aussi les sources de nos informations. Je leur signalais qu'on ne pouvait pas simplement demander aux consacrés d'accepter aveuglément  des informations nouvelles sans leur donner les moyens de les contrevérifier. Le souci, c'est que plusieurs de ces sources étaient des documents qu’ils gardaient secrets. Ils faisaient donc face à un dilemme épineux : soit ils publient la chronologie et les sources qui ont servi à sa rédaction, soit ils publient la chronologie sans mentionner les sources. Le résultat était le même dans les deux cas : 1. c’était un aveu public qu’ils possédaient de nombreux documents importants qu’ils avaient cachés aux consacrés toute leur vie; 2. les consacrés allaient demander à en savoir plus et commenceraient à poser des questions sur ces documents secrets. Le Conseil a donc décidé que cette chronologie ne devait jamais être publiée et elle fut donc réservée à l’usage exclusif des serviteurs. Ils ont ainsi préféré garder pour eux-mêmes une chronologie qui aurait été utile aux consacrés dans l'unique but  de préserver leur secret.